Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:25

 

Défendons l'enseignement professionnel public !

Les organisations syndicales AetD, CGT Educ'action, FAEN, Se UNSA, Snetaa-FO, Snalc-CSEN, Snalc-FGAF, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sgen-CFDT, SUD Education,
Sud Rural, SYAC CGT ont unanimement dénoncé la casse organisée de l’enseignement professionnel public
sous statut scolaire. Elles ont été à l'origine de différentes initiatives : communiqués de presse communs, pétition pour l'enseignement professionnel public, rencontre avec l'ARF, demande d’audience à Luc Chatel.

Aujourd'hui, l'ampleur des suppressions de postes (3500 dans les LP) et des fermetures de sections confirme la volonté délibérée du gouvernement de détruire l'enseignement professionnel public sous statut scolaire.

Au moment où dans beaucoup d’établissements, les personnels commencent à découvrir l’ampleur des dégâts, nos organisations syndicales considèrent qu’il faut poursuivre et amplifier la mobilisation afin de mettre en place un véritable rapport de forces qui permettra de mettre un coup d'arrêt à cette politique catastrophique pour l’enseignement professionnel, pour ses personnels et pour les jeunes.

Les organisations AetD, CGT Educ'action, FAEN, Se UNSA, Snetaa-FO, Snalc-CSEN, Snalc-FGAF, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sgen-CFDT, SUD Education,
Sud Rural, SYAC CGT

·         soutiennent toutes les initiatives locales visant à combattre la casse de l'enseignement professionnel public

·         s'engagent à favoriser leur convergence et à mettre à la disposition des personnels tous les moyens permettant de construire une lutte efficace (préavis de grève, diffusion de l'information...)

·         appellent les personnels à tenir des assemblées générales afin de décider des modalités de leurs actions (informations aux parents, motions en CA, journées d'action, manifestations, grève reconductible, etc).

 

Montreuil le 15 février 2012

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:24


AetD, CGT Educ’action, FAEN, Se-UNSA, Snetaa-FO, Snalc-CSEN,
Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sgen CFDT, SUD Education,

 SYAC CGT, Sud Rural, Snalc FGAF


Les organisations syndicales des personnels de LP, LPO, SEGPA, EREA, lycées agricoles se sont de nouveau réunies pour examiner la situation de la voie professionnelle.

Elles ont constaté que le Ministre de lEducation refuse toujours de les recevoir, malgré leur demande unanime. Le ministère aurait-il peur de rencontrer un front syndical uni, aussi large, très décidé à sopposer à sa politique de démantèlement de la formation professionnelle initiale publique, laïque, sous statut scolaire ?

 

La formation professionnelle est à lévidence un enjeu dans la campagne présidentielle. Le président de la République, et futur candidat, y a encore une fois fait référence dans son interview télévisée. Il a confié au sénateur Larcher, une mission à ce sujet.

Une réforme de la formation professionnelle, si tant est quelle se justifie par la recherche dun outil véritablement au service du développement humain et de promotion sociale du plus grand nombre, ne peut se faire dans la précipitation,  à la veille des élections.

 

Pour nos organisations syndicales, la formation professionnelle doit s’appuyer sur une formation initiale solide, mais, à chaque fois que le président veut « rendre plus efficace » la formation professionnelle, c’est le service public qui est attaqué ! La politique budgétaire et de développement de l’apprentissage menée depuis 5 ans en atteste. A la rentrée 2012, ce sont encore 4000 postes de moins dans l’enseignement professionnel initial public.

 

Les personnels ne baissent pas les bras et sopposent fermement à ces  suppressions de postes, aux fermetures de sections ou détablissements que les rectorats tentent dimposer partout sur le territoire. Lintersyndicale nationale appelle ses organisations à poursuivre dans les semaines qui viennent les actions engagées, en fonction de calendriers académiques (Comités techniques académiques, départementaux) définis en intersyndicales. La pression ne doit pas se relâcher, sinon cela se traduirait à la rentrée par des milliers de licenciements de contractuels et de mesures de cartes scolaires.

 

LIntersyndicale condamne très clairement  la volonté du gouvernement de vouloir imposer coûte que coûte lapprentissage en dernière année de formation du BAC PRO et du CAP. Elle réaffirme que la formation de tous les jeunes nest pas une charge pour la nation mais un investissement pour lavenir. Elle passe par la voie scolaire dans les lycées professionnels. Elle réaffirme son attachement à faire de la voie professionnelle une voie à égale dignité  des voies générale et technologique.

 

Montreuil, le 15 février 2012

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:17
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:15

Déclaration du Comité Confédéral National de la CGT des 1er et 2 février 2012

 

Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à l’austérité.

Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils coûtent trop cher.

En France, le Président de la République a annoncé deux mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Après la réforme des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, il aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, diminuant encore le pouvoir d’achat pour le plus grand nombre de salariés.

La Protection sociale serait une nouvelle fois fragilisée.

Il entend instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales.

Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent à ce traité.

Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale.

Toutes les organisations professionnelles et départementales de la CGT appellent donc les salariés, à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire.

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:08
 



La mise en œuvre par la ministre chargée de l'Apprentissage de la Formation professionnelle du Service Public d’Orientation tout au long de la vie commence bien mal.
 
Imposée sans concertation, elle vise à donner à l’orientation le rôle d’instrument de régulation des flux, de mise en concurrence des organismes et de privatisation à terme de l’orientation scolaire.
La CGT Educ'action s'oppose à cette conception et lutte pour faire reconnaître la spécificité des différentes structures (CIO, missions locales, pôle emploi et CIDJ).

Mais sans même attendre les discussions dans les Régions, la ministre chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle a réuni les préfets le 18 janvier 2012 pour leur demander d’attribuer le label « orientation pour tous »  à un site au moins par Région d’ici le 15 février 2012.

Ainsi, le projet de labellisation du Service Public d’Orientation tout au long de la vie en Seine-et-Marne (77), préparé sans aucune transparence risque d’être imposé de manière autoritaire par le préfet, au mépris de l’avis des organisations syndicales. Ce projet organiserait le détournement d’une partie des moyens du service public au profit de la cité des métiers et de la chambre de commerce et d’industrie du 77.
La CGT et la FSU Ile-de-France sont intervenues en commun pour s'opposer à cette tentative de passage en force. Elles ont dénoncé cet autoritarisme visant à imposer des projets qui menacent les missions, le statut et les conditions d’exercice des personnels de pôle emploi, des CIO et des missions locales.  Nous ne voulons pas que cette manœuvre soit reproduite partout en France.

La CGT Educ'action soutient toutes les mobilisations visant à s'opposer à ces labellisations imposées de façon autoritaire.

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 11:59

Communiqué de presse  

La CGT Educ’action 92 se félicite de la lutte menée par les collègues du LP Louis Blériot de Suresnes (soutenu par la section locale de la CGT Educ’action 92) qui après deux journée de grève suivies par la quai totalité des collègues a permis de récupérer des heures pour le focntionnement de l'établissement. Les collègues restent mobilisés et vigilants pour l’avenir de leur section électrotechnique.

 

Cette première victoire montre que la détermination et la lutte par la grève restent des moyens d’actions efficaces pour protéger une Education soumise à des coupes budgétaires sombres. C’est particulièrement vrai pour l’enseignement professionnel durement touché pour la rentrée 2012. La CGT Educ’Action 92, dans un cadre unitaire, continuera à œuvrer pour la défense du service public d’éducation et soutient les actions en cours et à venir. Il est possible de gagner contre la politique du ministère, cette première victoire en est le symbole.

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 11:56



La Cour des Comptes vient de rendre un rapport très critique sur la réforme de la formation initiale et du recrutement des enseignants et CPE.
Pour commencer, la Cour note que la réforme a permis la suppression de 9 567 emplois (en équivalent temps plein), soit une économie de 707 millions d'euros en 2011. Néanmoins, elle relève que les mesures (décalage de la grille indiciaire de début de carrière, bourses au mérite…)
pour tenter de rattraper les dégâts occasionnés par cette réforme ont minoré ces économies.  Au fond elle dénonce surtout le gâchis énorme que constitue le taux d'échec aux concours enseignants au regard des formations dispensées et préconise donc l'organisation des concours avant ou au début des masters.
Le rapport  précise encore que 70 % des enseignants recrutés n'avaient aucune expérience de l'enseignement, alors qu'ils ont été placés directement à temps plein sans "attention suffisante". Au demeurant le rapport estime que "ce nouveau dispositif a été engagé pour pouvoir tirer parti le plus rapidement possible des économies d'emplois qu'il permettait".
De plus, il pointe un nombre non négligeable de stagiaires affectés sur plusieurs établissements ou auxquels on a imposé des heures supplémentaires, alourdissant d'autant  une situation déjà difficilement gérable.

Concernant les tuteurs, le rapport note qu'un quart des tuteurs n’est  pas dans le même établissement que le stagiaire. Il précise même que le "ministère ne s'est pas doté d'instruments précis permettant de s'assurer de l'efficacité du tutorat". Pour une "formation" centrée justement sur le tutorat, c'est un peu dommage...

Le rapport dénonce  enfin une conséquence prévisible  de la réforme : "le vivier de candidats s'est réduit de plus de 50 000 inscrits, soit une baisse des inscriptions d'un tiers sur une seule année".

Or plutôt que de s'inspirer de ces remarques, le gouvernement persiste en faisant voter une loi qui supprime définitivement les IUFM et fait entrer la formation des enseignants dans le domaine privé et la concurrence.

La CGT Educ'action réitère son opposition totale à cette réforme et rappelle qu'elle défend l'idée d'un concours niveau licence, avec une formation rémunérée de deux ans et débouchant sur un Master.
Montreuil, le 15 février 2012
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 11:55

 

L'Assemblée nationale a adopté le 14 février 2012 le projet de loi concernant les non titulaires de la Fonction publique :
 http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/contractuels_fonction_publique.asp

La CGT Educ'action prend acte de ce vote et attend maintenant l'application concrète au niveau du ministère de l’Éducation nationale. De fait, les modalités concrètes restent encore floues.

Disons-le d'emblée : ce projet de loi est insuffisant. Certes, il va permettre à des milliers de non titulaires de sortir de la précarité, mais il ne modifiera pas la situation de la plus grande partie d'entre eux.

La majorité des non titulaires sont exclus du champ d'application du projet de loi, comme les 80 000 assistants d'éducation, qui assurent essentiellement des missions de surveillance, ou encore les milliers d'emplois aidés, dont une bonne part occupe des missions pérennes comme l'aide aux élèves en situation de handicap.
Sur les 140 000 précaires employés par l'Education nationale le projet de loi concernera moins de 9 % d'entre eux.

Nicolas Sarkozy avait jugé « anormale » la situation d'un non titulaire enseignant lors d'une émission télévisée.    
Pourtant il n'a rien fait pour améliorer les conditions de vie de la très grande majorité des personnels précaires travaillant pour le ministère de l'Éducation nationale.

Pour les collègues concernés par l'application du protocole, de premières infos sont déjà connues : Sur les 23 500 contractuels enseignants, CPE et COP et 14 000 contractuels administratifs, seuls 12 400 sont éligibles au dispositif de titularisation. Mais être éligible ne signifie pas être titularisé !
Nous ne pouvons en effet que constater la volonté du gouvernement de limiter le nombre des titularisations en essayant d'imposer un concours réservé pour les enseignants, CPE et COP.
Vouloir minorer ainsi le nombre de titularisations est inacceptable et ne trouve même pas de justifications économiques puisque le protocole signé prévoit, que les titularisations soient ouvertes par transformation des emplois ou crédits utilisés pour asseoir la rémunération des agents contractuels concernés, de telle sorte que toute personne ayant réussi un des dispositifs de titularisation puisse se voir proposer un poste.
   
Avec les milliers de suppressions d'emplois dans l’Éducation nationale, 14 000 à la rentrée 2012 et plus de 80 000 sur la totalité du quinquennat, les non titulaires pourraient être les premières victimes de cette nouvelle saignée de notre système éducatif.
Dans ce contexte de campagne présidentielle, nous demandons à tous les candidats de se prononcer clairement sur la situation des personnels précaires.
L'État employeur ne doit plus commettre les abus intolérables comme l'exemple des vacataires utilisés pendant plus de 10 ans par le Rectorat de La Réunion sur des emplois correspondant à des postes de fonctionnaires.

La première mesure à prendre de façon urgente est la garantie de réemploi de tous les non titulaires en poste en septembre 2012.
Mais ce qu'il faudra discuter et mettre en œuvre, c'est la titularisation des précaires de l’Éducation nationale sans condition de concours ni de nationalité, avec la création, le cas échéant, de corps dans la Fonction publique notamment pour les métiers d'aide aux élèves en situation de handicap.

Montreuil, le 15 février 2012




Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 07:50

CGT Educ’Action, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education et UNSA Education 

Le département des Hauts  de Seine va connaître une nouvelle baisse de moyens alloués à l’Education pour la rentrée 2012.  Ainsi 63 postes d’enseignants et 16 d’intervenants en langue étrangère dans le 1er degré et 90 emplois dans le 2nd degré doivent être supprimés. Ces nouvelles suppressions vont s’ajouter à celle des années précédentes et vont dégrader encore plus la qualité du Service Public d’Education, les conditions d’apprentissage des élèves et d’enseignement des enseignants.

Le choix fait par l’Inspecteur d’Académie de faire porter prioritairement les suppressions dans le 1er degré sur les RASED va fragiliser encore plus les élèves rencontrant le plus de difficulté. Ces suppressions vont se conjuguer à une dégradation du taux d’encadrement dans de nombreuses écoles. Par ailleurs, aucune mesure n’est envisagée pour améliorer les conditions de remplacement pourtant catastrophiques !

Les leviers utilisés dans le 2nd degré : multiplication des heures supplémentaires et classes surchargées vont continuer à dégrader les conditions de travail et d’enseignement des personnels. L’enseignement professionnel est particulièrement touché par ces suppressions de moyens. L’Education prioritaire est elle aussi mise à mal par la multiplication des dispositifs et le manque de moyens.

Les moyens tels qu’ils sont alloués au département des Hauts-de-Seine  vont continuer à détériorer de façon inacceptable les conditions de réussite de l’ensemble des élèves de ce département.

Les organisations CGT Educ’Action, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education et UNSA Education  appellent à un rassemblement le :

mercredi 8 février à 14h

devant l’Inspection Académique à Nanterre

pour exiger que les moyens mis à disposition soient à la hauteur des besoins et que les suppressions de postes  soient annulées.

Une demande a été adressée à l’Inspecteur d’Académie afin que des délégations soient reçues et que leurs revendications soient entendues.

 

Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 16:48

Les vœux de Sarkozy pour 2012 ?
Continuer la casse de l'Education nationale

A l'occasion de ses « vœux au monde de l'Education », ce jeudi 5 janvier 2012, Nicolas Sarkozy a jugé « positive » son action depuis 5 ans et a donné des pistes sur les orientations qu'il compte mettre en oeuvre pour les 5 ans à venir.

Sur son bilan il dresse un auto satisfecit, Sarkozy juge « positif » un bilan qui a consisté à casser l'emploi et à casser l'Education nationale. Les nombreuses mobilisations durant ces 5 dernières années montrent que le « monde de l'Education » est loin de partager son enthousiasme.

Concernant son programme, Sarkozy se place dans la continuité de sa politique et reprend les propositions énoncées par l'UMP qui se propose de pousser plus loin encore le détricotage du système éducatif.

Ainsi, l'annonce de la fin du « collège unique », collège qui n'a jamais eu les moyens d'exister dans les faits, a pour objectif de réintroduire l'Apprentissage au niveau du collège. Même logique pour les lycées professionnels, déjà très durement touchés par la réforme du bac pro en 3 ans, et qui seraient placés en situation de disparition programmée avec la mise en place forcée de l'Alternance en CAP et bac pro. D'ailleurs, l'intersyndicale nationale de l'enseignement professionnel se mobilise pour préserver l'enseignement professionnel public de ce danger.

Sarkozy annonce également une profonde remise en cause des statuts des personnels avec comme « contrepartie » une augmentation salariale... une telle annonce a déjà été faite en 2007 avec pour résultat une augmentation infime pour les seuls personnels en début de carrière et en oubliant l'immense majorité des autres. De toute façon, nous sommes bien loin des revendications légitimes des personnels en matière de pouvoir d'achat. Sarkozy imagine sans doute que nous avons la mémoire très courte !

Son nouveau cheval de bataille est celui de l'autonomie des chefs d'établissement. Sarkozy, accompagné par l’UMP et le MEDEF, veut aller au bout de sa logique libérale et instaurer une école dictée par ces seuls principes.

La CGT Educ’action revendique l’ouverture immédiate de négociations sur la réduction du temps de travail pour les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation.

Toute proposition de redéfinition du service ne peut s’envisager qu’au regard de cette revendication préalable.

La CGT Educ’action considère que la notion de marché concurrentiel n’a pas sa place dans l’école et met tout en œuvre pour la combattre. L’autonomie voulue par l’UMP est l’instrument d’un projet libéral qui porte l’individualisation comme seule ligne directrice avec la précarité et le management comme politique de gestion.

La CGT Educ’action travaille à la construction d’un autre projet école, émancipatrice et démocratique. C’est ce qu’elle a fait lors de son dernier congrès national en juin 2011 en adoptant une résolution intitulée : "Refusons l’autonomie libérale et affirmons notre liberté pédagogique !" (lire en ligne : http://www.unsen.cgt.fr/images/congres_cgt_educ_2011/reso_reoeres_finalises/refusons_l%27autonomie_liberale_de_l%27ecole.pdf)

Face à la gravité de la situation, la CGT Educ'action décidera lors de son Conseil National, le 11 janvier 2012, des mobilisations qui sont nécessaires pour stopper cette machine infernale.

Montreuil, le 6 janvier 2012

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